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Les différents Qi Gong

Publié dans Découverte le 25/11/2016 par Ludovic Merlin
Il existe une grande variété de Qi Gong différents. On en recense d'ailleurs plus d'une centaine, Qi Gong interne (Nei dan) plutôt statique ou Qi Gong externe (Wai dan), plutôt dynamique.

Les différentes catégories de Qi Gong


Même si la plupart des styles de Qi Gong ne poursuivent qu’un seul et même but, celui de faire évoluer le pratiquant vers une meilleure relation avec lui-même,  ces pratiques peuvent être classées en quatre catégories, selon le but que l’on cherche à atteindre.

1- Le maintien de la santé

Appelé aussi le Qi Gong des érudits,  car issu des deux lignées laïcs, confucéenne et taoïste,  il met l’accent sur le maintien de la santé par la prévention des maladies.  L’ aspect principal est de « réguler l’esprit » afin de dissoudre les troubles mentaux et émotionnels qui  perturbent l’ensemble des corps et des organes internes, amenant de fait déséquilibres et maladies.

Cette  paix de l’esprit s’obtient principalement grâce à la méditation, qui libère des pensées constantes, ainsi qu’à l’attention envers sa respiration. Pensées et émotions ralentissent  ainsi, afin d’expérimenter un état intérieur neutre, la clarté.

Obtenir un esprit clair et calme, permet  un relâchement, une détente des organes et l’écoulement naturel et harmonieux du Qi, laissant la maladie sans prise. 

Les trois éléments primordiaux de ces pratiques sont donc la régulation de la respiration, du corps et de l’esprit afin de réaliser «  Xiu Qi » : cultiver le Qi.

 

 2- Qi Gong médical ou thérapeutique

Depuis les premières observations du Qi et de sa circulation, il y a plus de 4000 ans, les études des médecins chinois ont donné naissance à l’acupuncture,  l’acupression et la pharmacopée, comme à de nombreux exercices de Qi Gong, soit pour maintenir une bonne santé, soit pour soigner certaines maladies.

Certains mouvements peuvent accroitre la circulation du Qi dans des organes ou des parties du corps, favorisant ainsi leur guérison et le retour à leur fonctionnement normal.  Dépassant la seule méditation, ces techniques remettent le corps en mouvement afin de reconstituer le Qi.

Les enchainements les plus connus parmi les très nombreux existants sont le « Wu Qin Xi » (les 5 animaux), ou les « Ba Dua Jin » (les 8 pièces de brocard).

Au fil des années, les médecins observèrent aussi que la circulation du Qi changeait avec les saisons, et qu’il était nécessaire d’aider  l’organisme à se réajuster à ces variations. Ainsi, à chaque saison  correspond un organe, duquel  peut survenir des pathologies  spécifiques. Le foie au printemps, les poumons à l’automne, les reins en hiver, le cœur en été, la rate en intersaison.

On peut donc retrouver ici, tous les qi gong liés aux organes, comme aux saisons, faisant un pont entre médecine et présence interne.

 

3- Les arts martiaux

Communément, on attribue la naissance des Qi Gong martiaux au temple de Shaolin au 6eme siècle, avec la naissance de « la transformation des muscles et des tendons ».  Utilisant dès lors leur intention, le Yi, pour guider le Qi dans le corps, ils se rendirent compte qu’ils pouvaient améliorer leur potentiel martial tout autant que leur santé.

Ensuite, avec la compréhension de l’acupuncture, les pratiques martiales  évoluèrent pour atteindre les techniques de « Dim Mak », afin de toucher  les points vitaux et perturber le Qi de l’adversaire.

En parallèle aux Qi Gong martiaux qui servent principalement à l’amélioration de la santé du pratiquant, certains Qi Gong spécifiques naquirent afin de développer des facultés particulières. Bien qu’efficaces, ces Qi Gong ; comme « la main de fer » ou « la chemise de fer » ; qui renforcent le Qi sur l’extérieur du corps ne sont pas sans danger, et peuvent même perturber la circulation du qi et le fonctionnement des organes.

 

4- L'illumination ou Qi Gong spirituel

Dépassant la simple vue de la santé corporelle, les personnes pratiquants ces Qi Gong recherchent par leur biais, à s’élever au-dessus de la souffrance humaine et s’échapper ainsi du cycle des réincarnations.

La souffrance étant perçue comme issue d’émotions et de désirs qui s’ancrent dans l’être, seul un esprit détaché est capable d’être traversé par ces éléments sans leur laisser de points d’accroches et ainsi accéder à la paix.

Devenant acteur de sa réalisation, avec la vision d’un destin pouvant être modifié, le pratiquant renforce son Qi, afin de nourrir son Shen (conscience). Cherchant  à contacter sa souveraineté intérieure par un travail constant sur lui-même, il s’attèle à rester présent à son corps, son Qi, ses émotions et ses pensées afin d’atteindre sa réalisation ultime.

 

 

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